Nicolas Sarkozy lance son offensive sur le web
Lancement de "la france forte.fr", le site officiel de campagne, ouverture de son compte Twitter, création d'une page officielle sur Foursquare, publication d'une Timeline spéciale sur Facebook, où le président sortant compte dix fois plus de fans que son concurrent socialiste, avec 540.000 inscrits ... A peine sa candidature à l'élection présidentielle annoncée, mercredi, que l'équipe web de campagne de Nicolas Sarkozy s'est mise en marche. Outre des liens avec Facebook et Twitter, la possibilité de voir vidéos, interviews et photos sur la campagne, d'accéder au bilan, aux actualités et à l'agenda du candidat, le site de campagne diffusera des entretiens exclusifs entre le candidat et des Français réalisés en dehors des médias traditionnels et filmés par son équipe de campagne. Le budget de la campagne est ligne serait doté de 2 millions d'euros, soit 10 % du budget total.
Les socialistes lancent une contre-offensive sur le terrain de l'ironie
Les jeunes socialistes ont très vite réagi après l'annonce de la candidature de Nicolas Sarkozy, en enflammant Twitter avec le hashtag #Sarkoçasuffit qui a été très largement repris au point de figurer en tête des Trends Topics mondiaux au cours des heures qui ont suivi, puis en lançant un site permettant de détourner l'affiche officielle de campagne, "Ma France forte". En quelques heures, plus d'un millier d'affiches détournées ont ainsi été créées et partagées sur les réseaux sociaux. Une dynamique que les anti-Sarkozy veulent amplifier avec un site Internet, "Sarko, ça suffit !"
Paris veut populariser l'e-Pétition
Si les pétitions en ligne font partie du quotidien des américains, des britanniques ou des allemands, le système a des difficultés à s'imposer en France. la Ville de Paris, par exemple, autorise les pétitions en ligne depuis deux ans, sans aucun succès. Elle vient de lancer une campagne d'information pour tenter de relancer le dispositif. "Jusqu'ici, seules 90 pétitions ont été lancées, dont 37 ont été validées par la commission parisienne du débat publique", reconnaît Hamou Bouakkaz, adjoint à la démocratie locale. Mais elles n'ont recueillie qu'entre une et 49 signatures... Or, pour être débattue au conseil de Paris, une pétition devait concerner un sujet de la vie quotidienne (voirie, environnement, propreté, équipements municipaux) et recueillir 54.000 signatures, soit 3% de la population majeure. Paris a décidé de baisser le seuil à 18.000 signataires, soit 1% de la population majeure.
Après SOPA, la mobilisation des Internautes bloque ACTA
Après avoir fait reculer le Congrès Américain sur le projet SOPA, la mobilisation des internautes européens bloque le processus de ratification du traité international "Anti-Counterfeiting Trade Agreement" (ACTA), qui vise à renforcer la lutte contre la contrefaçon. Il concerne tous les secteurs économiques, des médicaments aux produits de luxe, mais c'est sur la création de normes internationales pour la protection de la propriété intellectuelle en luttant contre la copie illégale de biens matériels à l’échelle mondiale (musique, films, logiciels...) que l'accord suscite l'opposition des internautes. La Commission Européenne a été contrainte de publier un document de 8 pages justifiant comment les négociations avaient été menées. Après le succès de manifestations rassemblant des dizaines de milliers de personnes dans plusieurs pays européens, souvent à l'appel du Parti Pirate, le Président du Parlement européen, Martin Schulz, a fait part de son scepticisme sur la suite à donner : « Je ne crois pas qu’on va avancer avec cet accord dans sa forme actuelle », a-t-il déclaré, le jugeant « déséquilibré ».
Pourquoi l'Iran gêne-t-il l'accès à l'Internet?
Les quelques 36 millions d'Internautes iraniens (sur une population de 75 millions) ne peuvent plus accéder à leur boîte e-mail, à Facebook, Twitter et Youtube tandis que la vitesse de navigation a brutalement chuté. Le régime iranien ne semble pas avoir coupé l’accès du pays, le niveau du trafic entrant et sortant restant stable, mais filtre, ce que confirme le Transparency Report de Google. Le contrôle d'internet est une préoccupation majeure pour l'Iran, dont les autorités ont créé, début 2011, une unité spécialisée de la police pour lutter contre la "cybercriminalité" notamment sur les réseaux sociaux, très utilisés par l'opposition et ont annoncé la mise en place d'un "internet iranien" devant se substituer progressivement aux serveurs et moteurs de recherche étrangers. Selon Owni, les autorités iraniennes censurent le réseau de trois façons. En scrutant en profondeur les connexions via la technique du deep packet inspection, en bloquant directement certaines adresses IP et en filtrant certains mots-clés. La perspective des élections législatives du 9 mars prochain n'est probablement pas étrangère à cette situation.