France, Etats-Unis, Russie... les électeurs de ces trois pays ont rendez-vous avec les urnes cette année. L'Internet y jouera-t-il un rôle majeur ?
Les 100 derniers jours
Nous entrons dans les cent derniers jours de la campagne électorale pour le 1er tour de l'élection présidentielle du 22 avril. Un timing qui nous amènera jusqu'au second tour des élections législatives, le 17 juin. Le temps de découvrir et d'analyser tout ce que les responsables de campagne vont imaginer pour mobiliser les électeurs en ligne. L'agence REUTERS a publié un intéressant dossier (.pdf) s'interrogeant sur le rôle qu'Internet jouera dans cette élection.
L'équipe Hollande adopte la méthode Obama
Pour marque les 100 derniers jours de la campagne, l'équipe du candidat socialiste adresse un e-mailing invitant ses destinataires à "devenir un volontaire pour François Hollande", s'inspirant pleinement de la méthode qui avait fait le succès de la campagne de Barack Obama en 2008. Lors des primaires socialistes, près de 700.000 adresses électroniques avaient été collectées avant d'être qualifiées par une équipe d'une vingtaine de personnes fin décembre. Aujourd'hui, il leur est demandé s'ils souhaitent mener des actions près de chez eux, faire du porte-à-porte, coller des affiches ou organiser des dîners d'appartement.
Etre le favori du web suffira-t-il ?
Ron Paul, "héros des jeunes et du Web" comme le titre un article de l'Express, n'est pas parvenu à remporter la primaire du New Hampshire, aux Etats-Unis. Ceux qui s'étaient basés sur l'analyse de "AllFacebook.com", qui soulignait que trois différentes études indiquaient la forte influence exercée par le candidat sur le web, pour parier sur sa victoire en sont pour leurs frais. Arrivé en troisième position dans l'Iowa et en deuxième position dans le New Hamsphire avec plus de 20 % des voix, le Texan reste un phénomène à suivre.
Ouverture du site de campagne de Poutine
Le premier ministre Russe, Vladimir Poutine, lance son site de campagne pour l'élection présidentielle du 4 mars prochain. Putin2012.ru présente évidemment sa biographie et ses propositions mais propose, surtout, une section, "Changeons la Russie ensemble", où les visiteurs peuvent faire leurs propres propositions. Il n'a pas fallu plus que quelques heures, comme le rapporte le New York Times, pour que l'initiative se retourne contre lui, une grande partie des commentaires l'invitant à quitter le pouvoir dès maintenant.
Une étude mondiale minimise l'influence des réseaux sociaux
Une étude menée dans 31 pays par KPMG révèle que si 86 % des personnes se connectaient régulièrement sur les réseaux sociaux (jusqu'à une heure par jour pour près de la moitié des personnes étudiées), seul un tiers avoue être influencé dans leurs décisions. L'étude a cependant été menée pour mesurer l'influence des publicités sur les actes d'achat des utilisateurs des réseaux sociaux (.pdf en anglais).
Les 5 mythes du printemps arabe
Le Washington Post publie une tribune remarquée d'un spécialiste américain d'origine libanaise, professeur à l'Université de Standford, Fouad Ajami, sur les cinq mythes qui entoureraient le Printemps arabe, un an après la révolution tunisienne. Parmi ceux-ci, l'idée de "Révolutions Facebook et Twitter". "Mohammed Bouazizi,le jeune vendeur de rue tunisien qui s'est immolé n'avait pas de page Facebook" écrit M. Ajami, qui explique que les révolutions se sont déroulées d'une manière classique. Une interprétation qui minimise pourtant le rôle crucial joué dans la mobilisation des peuples par l'envoi de photos et de vidéos pendant les évènements. Sans Internet, il est probable que ces révolutions auraient été écrasées sans qu'on s'en rende compte ici, en Occident.