La Commission Nationale Informatique et Libertés (CNIL) s'apprête à actualiser la recommandation adoptée en 2006 sur la communication politique à l'heure des nouvelles technologies. Selon elle, les dernières campagnes électorales françaises et, surtout, américaines, ont fait appel à des pratiques
inédites de communication politique s'appuyant sur le développement des
nouvelles technologies. En 2006, la Commission avait encadré à l'aube des élections présidentielles et législatives un certain nombre de pratiques, comme la gestion des fichiers internes des partis politiques (qui, conformément à l'article 8 de la loi du 6
janvier 1978, n'ont pas à être déclarés et ne nécessitent pas de
recueillir l'accord des adhérents au parti), l'organisation
d'opérations de parrainage et l'organisation d'opérations de
communication politique : interdiction d'utilisation des fichiers des
administrations et des collectivités territoriales, utilisation des
listes électorales et des fichiers commerciaux...
La Commission a annoncé son intention lors de la présentation de son rapport annuel 2009, qui démontre une forte croissance de son activité, avec 719 délibérations adoptées (+ 23 % en un an) et 270 contrôles réalisés (24 %). Elle a reçu plus de 4.200 plaintes au cours et a adressé 5 sanctions financières et 4 avertissements.
- Le rapport d'activités de la CNIL (voir page 82)