IBM et The Economist Intelligence Unit (Division études de
l’hebdomadaire économique The Economist) ont dévoilé, fin juin, le classement 2010 de
l’étude mondiale « Digital Economy Rankings ». Publiée tous les ans
depuis une décennie, l’étude est un indicateur annuel qui permet de mesurer le
dynamisme technologique d’une nation en étudiant son capital
technologique, économique, politique et social puis en le comparant avec
les autres pays. La « Digital Economy Rankings » porte sur 70 pays dans
le monde dont 17 en Europe de l’Ouest. Classée à la 20ème place, la France recule de cinq places, en partie à cause des retards enregistrés dans la mise en place d'une carte d'identité électronique et dans le déploiement des réseaux de fibre optique et des réseaux mobiles 4G.
Les résultats de l’étude donnent un aperçu du paysage numérique en France. Malgré les efforts mis en place, la France est devancée par des pays plus dynamiques et perd cette année 5 places dans le classement, puisqu’elle glisse à la 20ème place. L’étude apporte un éclairage global et pragmatique en s’appuyant sur des critères, déclinés selon 6 axes.
Voici le classement de la France pour chaque
catégorie:
· Connectivity & technology infrastructure
: 21ème rang
· Business Environment: 20ème
rang
· Social & cultural environment: 17ème
rang
· Legal environment (ic ID issues): 25ème
rang
· Government policy and vision: 17ème
rang (-10 places par rapport à 2009)
· Consumer & business adoption: 14ème
rang
Bilan positif : la France a progressé en ce qui concerne l’adoption par les consommateurs et les entreprises (même si la France reste en retard par rapport aux leaders régionaux et mondiaux)
Bilan négatif : Parmi les principales faiblesses de la France, on peut souligner :
· Le cadre juridique visant à mettre en place la carte
d’identité électronique
· La connectivité (plus spécifiquement la Fibre optique et le
réseau Mobile 4G)
· Le régime d’imposition
Certains pays ont bien compris ces nouveaux challenges et on assiste à l’excellence des pays Scandinaves dans les domaines numériques, puisque la la Suède arrive en tête, suivie du Danemark, de la Finlande (4ème) et de la Norvège (6ème) dans le classement mondial.
Les leaders numériques en Asie surperforment au niveau de la qualité. Taiwan, la Corée du Sud et le Japon ont tous progressé fortement dans le classement, en partie grâce à des scores élevés par rapport au reste du monde concernant les bandes passantes et la qualité des mobiles. La densité élevée de fibres témoigne de la capacité de ces pays à exécuter leurs programmes numériques.
Pour plus d’informations sur la méthodologie, un livre blanc est disponible en anglais sous format PDF à :
http://www.eiu.com/site_info.asp?info_name=digitaleconomy_2010&page=noads&rf=0