"Des murs virtuels sont érigés en remplacement des murs visibles" déclarait le 21 janvier dernier Hillary Clinton dans un discours, qui fera référence, sur la liberté d'Internet. On le constate tous les jours en Iran, en Chine, au Vietnam, en Birmanie et dans beaucoup de pays qui menacent la libre circulation de l'information. Cela se passe aussi sur notre continent, en Biélorussie où, dans la perspective d'une élection présidentielle qui s'annonce tumultueuse l'an prochain, le Président Lukashenko vient de signer un décret réglementant la diffusion d'informations sur le web.
Ce décret, qui doit entrer en vigueur le 1er juillet prochain, stipule par toute information publiée sur le web biélorusse doit indiquer sa source avec un lien hypertexte, que les informations publiques doivent être publiées exclusivement sur les sites officiels gouvernementaux ou que les fournisseurs d'accès à l'Internet doivent conserver les informations relatives à leurs clients pour être remis aux autorités en cas de demande. Les sites Internet doivent, quant à eux, être obligatoirement enregistrés auprès de l'opérateur Beltecom qui délivrera une extension nationale en .by
- Article Wikipédia sur la Biélorussie
- "La Biélorussie décrète la censure du Web" (Le Monde)
- "Belarusian government increases its control over the Internet" (e-Belarus.org)
Face à la multiplication des exemples de menaces sur le libre accès à l'Internet, le discours de la Secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, vient opportunément rappeller l'importance de préserver ce nouveau droit des peuples à un accès libre à l'information, grâce aux Technologies de l'Information et de la Communication.
Ce discours résume parfaitement bien la vision des démocraties face à l'expansion des réseaux d'information qui sont en train de "former le nouveau système nerveux de notre planète". "Les vidéos virales et les blogs sont en train de devenir les samizdats de notre époque", a-t-elle insisté, en faisant référence aux pamphlets qui circulaient sous le manteau à l'époque du rideau de fer. Elle a mis en avant un nouvel espace de liberté, "la liberté de connexion" qui doit être considéré comme "équivalent de la liberté de réunion", convaincue que "la mobilisation en ligne est un instrument d'une importance vitale qui fait progresser la démocratie".