Alors que les Britanniques devraient expérimenter, en 2010, la première campagne à la mode Obama, c'est-à-dire avec l'utilisation massive d'Internet, des réseaux sociaux et des outils numériques en tous genres, un éditorial du Guardian vient poser la question de la réalité de l'impact du web sur la vie politique.
Partant du principe que si l'Internet a prouvé, avec la "révolution verte" iranienne, qu'on ne pouvait pas totalement museler une population, l'éditorial rappelle que la "technologie seule n'est pas suffisante pour aboutir à un changement démocratique" et que "les ennemis de la démocratie ont aussi appris comment contrer le cyber-activisme".
Convaincu que les responsables politiques britanniques allaient redoubler d'efforts sur YouTube, Facebook et Twitter, suivant le modèle mis en place par Obama dans sa campagne électorale, le Guardian se montre sceptique quant au résultat. "La principale leçon de la campagne d'Obama est qu'il a traité les électeurs comme des citoyens, en les invitant à agir activement dans la campagne plutôt qu'à être des consommateurs passifs". Ce que n'auraient pas compris les responsables politiques britanniques.
En tout cas, la campagne législative au Royaume-Uni sera intéressante à suivre. Car elle pourrait apporter de précieux enseignements pour la campagne présidentielle française, où les candidats ne manqueront pas d'essayer d'apparaitre comme des candidats 2.0