La génération Y, celle des enfants des baby boomers née dans les années 80 et 90, fait l'objet d'études sociologiques. Ils auraient un comportement social bien différents de leurs ainés. Une émission de Télé Québec les décrit comme des enfants gâtés, qui exigent les meilleures conditions salariales et les meilleurs horaires au travail. Des nomades de l’emploi qui verraient leur travail comme une manière de se réaliser et non comme un moyen de faire avancer leur carrière. Cette philosophie bien différente de celle des boomers rend-elle les « Y » ingérables? Et que se passera-t-il avec la suivante, appelée aussi Génération Z, net-génération ou encore Digital natives.
Pour en avoir le coeur net, la prestigieuse banque américaine Morgan Stanley n'a pas hésité à demander à l'un de ses stagiaires, un adolescent britannique de 15 ans, de rédiger un rapport sur les habitudes de consommation des médias de sa génération. Rapport suffisamment éloquent pour être publié à la Une du "Financial Times". De son côté, PriceWaterHouseCoopers a interrogé les jeunes suédois via Internet et Facebook. Un rapport intitulé "e-Révolution".
Ce qu'on peut en retenir ? Que nous avons peut être la génération la plus innovante avec nous. Et que collaboratif et participatif ne sont pas que des mots...
Selon l'étude de Morgan Stanley, les modes de consommation favoris des jeunes sont, sans grande surprise, les réseaux sociaux et le téléphone mobile. Internet est utilisé principalement comme source d'information, par l'intermédiaire de Google parce qu'il est connu et facile à utiliser. La publicité sur le web est ennuyeuse, alors que le marketing viral remporte les faveurs à condition qu'il soit drôle et intéressant. Twitter n'est pas utilisé parce que tweeter via un téléphone mobile est plus coûteux que d'envoyer un SMS. Ce n'est pas la génération Y, c'est la génération M (millénaires, multi-tâches, multimédia, mobile). Tous les modes d'information traditionnels (presse, radio, télé) sont perçus comme dépassés.
Pour PriceWatersHouseCoopers, ces nouvelles attitudes, valeurs et opinions se sont formées via le Internet. Les faits bruts sont souvent plus importants que l'analyse, ce qui n'empêche pas les jeunes d'avoir une vision précise du rôle du web. Ainsi, ils pensent que contacter un responsable politique pour régler un problème est plus efficace que se plaindre sur Internet.Ils font d'ailleurs la distinction entre l'influence, plus efficace en contactant un responsable politique, les médias ou en manifestant et l'expression, via Facebook, les blogs ou le boycott de biens et de services.
Les jeunes de la Génération Y ont fortement influencé l'élection présidentielle américaine de novembre 2008. 71 % des moins de 30 ans s'étaient rendus aux urnes pour la première fois. Les deux tiers ont voté en faveur de Barack Obama.
Tous les partis politiques devraient s'adapter à cette nouvelle donne.