La campagne électorale pour l'élection du Parlement Européen aura été bien morne. Elle restera cependant marquée par l'apparition d'applications ou d'usages innovants de la part du Parlement Européen lui même, dont il faut saluer les efforts de transparence et de communication et de candidats qui, un peu partout en Europe, ont utilisé le web pour susciter l'intérêt des électeurs. La vedette de cette netcampagne, c'est Twitter, qui permet d'informer ses partisans en temps réel avec des messages courts.
Dans une tribune publiée sur e-Alsace, David Fayon explique qu'il va falloir apprendre à être "député 2.0 pour exister politiquement !". Car, pour les quelques 60 % de la population de l'Union Européenne disposant d'un accès Internet à la maison, le web est un large espace politique avec ses sites officiels, ses blogs, ses vidéos sur Dailymotion ou Youtube, son Facebook, et, dernier phénomène, Twitter, qui permettront aux parlementaires de mieux rendre compte de leurs activités.
Selon le site Europatweets, une centaine d'élus et de candidats au Parlement européen utilisent Twitter pour tenir leurs militants et sympathisants informés. Une utilisation modeste encore, mais qui augmente de jour en jour. Le site classe les utilisateurs par pays, par groupe politique, par nombre de tweets envoyés et par candidats les plus suivis. La vraie question est de savoir si, une fois élus, ces parlementaires continueront à tenir leurs supporters informés.
Le Parlement Européen, de son côté, est présent sur Twitter dans 22 langues et profitera de l'instantanéité de Twitter pour faire vivre la soirée électorale du 7 juin en temps réel. Les tweets en Français, c'est @EU_Elections_FR