Peut-on passer d’une campagne électorale 2.0 au gouvernement 2.0 ? Autrement dit, est-il possible de transférer une partie du savoir faire accumulé pendant la campagne électorale en matière de d’e-Participation pour gouverner le pays ? Avec l’aide de Chris Hughes, l’un des cofondateurs de Facebook, Barack Obama a fait de la politique en ligne comme personne auparavant. Son projet présidentiel confirme sa vision d’une société plus ouverte.
Jamais les leaders du monde de la technologie américaine n'ont été aussi présents dans une campagne électorale. Meg Whitman, PDG d'e-Bay, était la responsable du financement de la campagne de John McCain tandis que Carly Fiorina, ancien PDG d'HP, s'occupait de ses levées de fonds et que John Chambers, PDG de Cisco Systems le conseillait dans les domaines économique et technologique. Du côté de l'équipe d'Obama, c'est le patron de Google, Eric Schmidt, qui fit sensation en annonçant son ralliement à la candidature du sénateur démocrate. Selon l'Institut de statistiques indépendant Center for Responsive Politics, Barack Obama a collecté 21 millions de dollars de l'idnustrie TIC contre moins de 5 millions pour Jogn McCain.
Dans le domaine technologique, les trois priorités du projet présidentiel de Barack Obama sont :
1. Confirmer la neutralité de l’Internet
2. Déployer des infrastructures de haut débit pour tous
3. Renforcer la compétitivité des Etats-Unis
Au cours de la campagne, il a pris position sur les principaux enjeux de la société numérique, en soutenant la neutralité de l’Internet, en appelant au renforcement de la protection de la vie privée en ligne, et en investissant prioritairement dans l’e-Santé et l’informatique verte.
Appelant de ses vœux un « gouvernement ouvert », il promet d’utiliser « les outils technologiques capables de promouvoir la participation citoyenne dans la prise de décision » et de commenter sur le site de la Maison Blanche toutes les lois « non urgentes » durant les cinq jours précédant leur promulgation.
Il annonce enfin la nomination du premier CTO (Chief Technology Officer) dont le rôle sera de coordonner les actions des agences fédérales, de s’assurer de la sécurité des réseaux et de favoriser le partage des meilleures pratiques pour « donner au gouvernement les bonnes infrastructures, politiques et services pour le 21ème siècle ».