Ce n'est pas avant les élections de 2023 que la plupart des néo-Zélandais pourront voter en ligne, si le plan d'action proposé par la Ministre de la justice Annette King est suivi à la lettre. Une stratégie sur le long terme parsemée d'étapes et qui privilégiera les expérimentations de vote par Internet et par téléphone.
Aux élections générales de 2014, deux mille électeurs aveugles et handicapés seront invités à voter par Internet et par téléphone. Puis, ce seront cinq mille personnes qui seront autorisées en 2017, notamment les électeurs vivant à l'étranger. Le Bureau des élections a précisé qu'il serait possible d'avancer les tests aux élections de 2011 si cela ne perturbait pas la préparation du scrutin.
Le ministère explique cette « approche prudente » par la nécessité de s'entourer de toutes les précautions pour empêcher une fraude électorale à large échelle et le risque d'un déni de service perturbant une élection. Il estime également qu'il faudra du temps pour les électeurs fassent confiance aux « évaluations des experts techniques ».
En Nouvelle Zélande aussi, la question du vote par Internet divise l'opinion. Une étude commandée par la Commission électorale l'année dernière indiquait que 46 % des Néo-zélandais préféreraient voter en ligne alors que 39 % ne le préféreraient pas. Selon cette étude, un quart des Néo-zélandais exprimaient leur crainte de voter sous infuence s'ils votaient dans un cadre privé. Pour diminuer ce risque, les personnes participant au vote par Internet pourraient voter en avance, pendant 17 jours avant le jour du scrutin, a recommandé le Bureau des élections. Ils pourraient aussi choisir de se rendre finalement dans l'isoloir le jour du vote, s'ils estiment ne pas avoir pu voter en toute confiance.


